Prendre une décision – 10 moyens – 4 étapes

Prendre une décision, c’est plusieurs fois par jour. Dès qu’il y a un choix, il y a une décision à prendre. Elle peut être peu importante ou fondamentale, à effet immédiat ou à long terme, dépendre de votre passé ou pas, à caractère personnel ou collectif.

D’ou l’importance de votre capacité à prendre des décisions, que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans votre travail. Et nous donnons ci-dessous des “astuces” à ceux qui ont des difficultés à prendre des décisions ou qui ont des “pannes” dans certaines circonstances.

Les méthodes pour prendre une décision

En fait, chacun a “ses” méthodes pour prendre une décision, en connaissance de cause ou sans le savoir: cela dépend du moment, de la décision elle même, de la maturité ou de l’expérience et de votre implication, du contexte. Pour comprendre ce qui va suivre et pour améliorer votre capacité à prendre des décisions, vous devez avoir conscience des “options” que nous avons tous plus ou moins à notre disposition.

Prendre une décision en solo ?

C’est facile à mettre en œuvre et souvent assez rapide, puisque cela ne dépend que de vous. Vous n’êtes pas dépendant de la disponibilité d’autres personnes. Mais la qualité de la décision dépendra de la qualité de votre évaluation, ce qui n’est pas un gage de réussite si vous êtes émotionnellement impliqué(e).

Prendre une décision en recherchant l’avis d’un tiers

C’est souvent ce qui est “pratiqué”. Mais est-ce plus fiable? Il faut se poser les questions: en quoi cette tierce personne est plus capable que vous de “voir” ce qu’il faut faire? Quelle expérience ou “expertise” elle a en plus de vous pour pouvoir s’appuyer sur son jugement? Que connaît-elle du problème réel qui est le vôtre? C’est facile à mettre en œuvre, car beaucoup se feront un plaisir de “vous aider” – souvent par curiosité. De plus, peut être devrez vous exposer des pensées ou des faits personnels qui risquent de se retrouver sur la place publique?

Prendre une décision: d’abord faire une analyse de votre problème.

C’est la méthode la plus logique, peut être la plus fiable, pour ceux qui ont une capacité d’analyse au moment où cela est nécessaire! S’il y a des chiffres à étudier, c’est la méthode idéale. Mais quelquefois, avec l’émotivité qui interfère, s’envole votre capacité à y voir clair.

Prendre une décision en décidant collectivement…

Lorsque cela est possible, s’il s’agit d’un problème général, de collectivité ou dans un contexte associatif. Cela prend du temps, peut apporter de bonnes réponses mais pas toujours, selon la qualité du choix à faire, de la “qualité” des participants et de la précision/clarté du problème posé.

Prendre une décision en se fiant à votre intuition …

Si vous ressentez une intuition pour le choix de la solution en jeu. Cela peut être fiable s’il s’agit d’un choix dans un domaine “créatif” ou “émotif”. Mais combien d’intuition se sont révélées fausses?

Prendre une décision: d’abord agir puis ensuite réfléchir.

C’est la méthode la plus rapide. Dans certains cas, où l’indécision est partout dans les choix possibles, commencer à “avancer” peut éclaircir la vision de ce qu’il faut faire. Il permettra un déblocage de la situation. Mais tout de même, réfléchir sans trop tarder pour corriger si nécessaire avant que tout soit “consommé” ou “consumé”!

Ne rien décider est aussi prendre une décision.

Laisser faire le temps et les événements  C’est la solution la plus facile à mettre en œuvre mais c’est aussi la plus risquée. Le réveil pourra être difficile car les évènements sont têtus et reviennent comme un “boomerang”!

Prendre une décision par le “mind mapping”.

Cela ne s’applique que pour les cas complexes, prend du temps et ne peut être mis en œuvre que par des personnes averties. Cela permet de concrétiser une vue d’ensemble sous la forme de liaisons entre idées qui conduisent à la solution donc à la décision.

Prendre une décision en suivant les autres.

C’est aussi une méthode. Il suffit d’observer les alentours et faire “à l’identique”. La solution risque d’être “mi-figue mi-raisin”, probablement sans gros risque mais sans éclat.

Prendre une décision en se confiant au hasard.

Jouer à pile ou face. Cela se fait au casino et peut se faire dans la vie de tous les jours. Il y a quelques gagnants au casino, il y aura bien quelques gagnants dans la vie courante!

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Prendre une décision: quelle méthode choisir?

Vous pouvez voir ci-dessus qu’il y a au moins 10 façons de prendre une décision. Laquelle est la plus efficace? Laquelle choisir? Il n’y a pas de réponse à ces questions car le bon choix dépend

  • d’abord de vous: vous devez vous connaître et connaître votre personnalité Test PROFIL PERSO
  • ensuite de votre “puissance” de raisonnement – que vous pouvez améliorer Voir 4. ci-dessous.
  • et si, malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à décider? Il vous reste encore 7 solutions de sauvetage!
  • de votre “état” physique et psychique – vous devez être “en contrôle de vous même”

Nous traitons ci-dessous ces quatre points et vous donnons les moyens d’améliorer votre capacité à prendre des décisions.

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Se connaître mieux: sa personnalité et le test PROFIL PERSO.

Bien entendu, vous avez très certainement une idée de vos capacités à prendre une décision…

… ou de votre “capacité” à ne pas savoir prendre une décision, au moins dans certaines circonstances que vous avez vécu. Vous vous êtes surpris(e) à décider ou ne pas décider, de garder l’esprit clair ou au contraire d’être paralysé(e) incapable de raisonner. Mais il est bon de savoir en quelles circonstances ce blocage se présente et pourquoi: est ce pour des choses routinières, des ennuis courants de la vie de tous les jours, ou au contraire est ce seulement dans les circonstances exceptionnelles voire graves (Accident, maladie, choc émotionnel, etc.). Vous avez fait un constat sur votre comportement, mais cela ne suffit pas: pourquoi réagissez vous ainsi?

Le mot clé est la personnalité, votre personnalité.

Vous héritez à votre naissance de votre personnalité qui change assez peu au cours de votre vie, sous l’effet de l’expérience et de la maturité. C’est votre personnalité qui défini comment vous réagissez dans la vie de tous les jours, au travail ou sous le stress. Et c’est la personnalité de votre ami(e) ou votre collègue de travail qui fait que, dans les mêmes circonstances, les mêmes conditions, il ou elle réagira un peu ou totalement différemment.

Afin que vous connaissiez votre personnalité et vos réactions lorsqu’il faut au jour le jour, prendre une décision, nous utilisons le test PROFIL PERSO qui, à l’origine, est destiné à l’évaluation des embauches et des postes dans les entreprises. C’est un test simple, composé de questions sur ce que vous aimez faire, ne pas faire, que vous pouvez compléter en 15 à 30 mn. Il faut noter que personne n’est parfait, qu’un trait qui semble négatif pour certains devient une chance pour d’autres, suivant le poste de travail ou s’il tel trait est “couplé” avec une autre trait qui lui donne une aptitude supplémentaire.

Un exemple simple: être trop méticuleux (Goût du détail élevé) est assez souvent un handicap économique car il ne permet pas “d’aller vite”. Mais il devient un bonus pour un bijoutier et un avantage important pour celui doté aussi d’une “énergie personnelle” élevée, car alors la personne concernée est capable de faire assez rapidement un très bon travail.

La personnalité peut en effet, être “décomposée” en “traits” principaux. Nous en avons défini 11 qui sont:

  • L’énergie personnelle
  • L’énergie en tant que responsable
  • La capacité à décider
  • L’humanité
  • L’émotivité
  • La stabilité
  • Le goût du détail
  • La moralité
  • L’indépendance
  • La logique
  • La créativité

Le “trait” de la personnalité qui nous intéresse le plus ici est bien sûr la “capacité” à prendre une décision. Mais pas seulement. Même si votre capacité à prendre une décision est faible avec un niveau “logique” élevé, vous saurez quoi faire face à un choix, sauf que votre choix sera la conséquence d’une analyse sérieuse, pas d’une intuition ou d’un appel à un tiers.Il est aussi facile de voir que l’émotivité aura un rôle à jouer lorsqu’il faut prendre une décision (relative à des sentiments, du “ressenti”), la stabilité également (pour les choix répétitifs), la logique bien sûr, la créativité (Trouver des solutions originales), l’indépendance (vous ne rechercherez pas une solution “en commun” ou auprès d’un tiers – Voir 1 ci-dessus), etc.

Le test PROFIL PERSO montre donc si votre capacité à prendre des décisions est forte ou pas, quelle “part” de votre personnalité vous utilisez et en conséquence dans quelles circonstances vous risquez d’être sans réponse face à un choix. C’est la raison pour laquelle, nous vous proposons de compléter la totalité du test PROFIL PERSO, mais vos réponses ne sont analysées que sous l’angle de votre capacité à prendre des décisions.Cliquez ici pour compléter votre  Test de personnalité, orientation et aptitude Profil Perso

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Raisonnement et méthodologie – Comment s’améliorer pour prendre une décision ?

Précédemment, nous avons vu les différentes méthodes de prise de décisions (Voir ci-dessus 1.) puis la possibilité d’évaluer la capacité de chacun à prendre des décisions et les circonstances où cette faculté est en défaut (Voir 2.). Vous saurez avec le test PROFIL PERSO quel est votre niveau en tant que “Décideur” et en quelles circonstances vous devez faire un effort supplémentaire.

Mais si votre capacité à prendre des décisions est faible ou présente des faiblesses dans certains cas, en particulier sous stress. Comment vous améliorer ? Nous croyons nécessaire que vous adoptiez une méthode simple et clairement définie que nous vous présentons ci-dessous. Plus vous la pratiquerez, plus ce sera facile, voire automatique et plus vous serez assuré lorsque vous aurez à prendre des décisions. Utilisez un papier et un crayon pour écrire clairement vos idées dans chacune des  4 étapes.

Etape n°1: Préciser le problème.

Il est en effet nécessaire de préciser le problème, afin de ne pas décider “à côté”. Cela semble peut être évident et pourtant il est très facile de sauter à l’étape suivante en croyant savoir ce que nous recherchons. Donc soyez systématique. Ce doit être que les faits (si possible objectifs) et seulement ceux en relation avec le choix à faire. Ce ne doit pas déjà être une amorce de solution en train de germer dans votre tête.Souvent, pour faciliter cette “analyse”, essayez de “découper” le problème en “petits problèmes” interconnectés et qui ensemble forment “votre” vrai problème.

Mais attention, il n’est pas question ici de décomposer un problème en 10 “sous-problèmes”, mais simplement 2 ou 3. C’est l’une des méthodes que les professionnels utilisent lorsque ils ont à décider d’un processus complexe, mais vous pouvez aussi l’utiliser à des choses plus simples.Ensuite, il faut “étudier” chaque “petit problème” dans l’ordre chronologique où il va apparaître  Le sous problème n°2 ne devra être “traité” que lorsque vous avez fait votre choix pour le sous-problème n°1 et ainsi de suite. De proche en proche et de sous problème en sous problème votre vrai problème est finalement résolu.

Note:

Votre tâche sera facilité si vous avez un papier et un crayon à portée de main, pour écrire ce que vous pensez, décidez, sous-problème par sous-problème.

Etape 2: Identifier les solutions possibles.

En effet, la plupart du temps il y a plusieurs solutions possibles. La preuve est que votre problème du moment, si traité par une autre personne, serait peut être solutionné par une autre décision que la vôtre. Mais peut-on dire qu’il y a une meilleure solution, donc une meilleure décision? Très certainement, mais elle sera peut être meilleure aujourd’hui mais pas demain, car les conditions seront peut être différentes. Non, il ne faut pas s’interdire de décider au prétexte qu’il existe peut être une meilleure décision qui vous “apparaîtra” bientôt.

Note:Très souvent, il est meilleur de prendre une décision “moyenne” que pas de décision du tout. Parce qu’entre temps, les autres, les événements continuent leur “développement” en vous laissant sur le côté, encore plus seul pour décider.

Etape 3: Evaluer les conséquences possibles de chaque option.

Vous devez toujours évaluer les conséquences possibles de l’option choisie. C’est une simple sécurité – et aussi un moyen d’évaluer les risques, car il y en a toujours.C’est plus facile d’évaluer les conséquences s’il s’agit d’un problème que vous pouvez chiffrer (Ex: un chiffre d’affaire si vous êtes dans les affaires ou une perte de salaire si vous êtes salarié). Mais si le problème à résoudre n’est pas chiffrable, vous pouvez évaluer les conséquences sur une échelle + ou – (+ si vous pensez que votre “situation” s’améliorerait et – si elle se détériorerait). Si vous hésitez entre plusieurs options (au plus 4 – si ce n’est pas le cas, il faut revoir votre démarche intellectuelle), faites sur une feuille des colonnes (Une par option) et pensez aux conséquences pour chacune des options envisagées. Suivant que vous êtes prudent(e) ou casse-cou, vous définirez la décision qui correspond le mieux à votre tempérament.

Etape 4: Evaluez les conséquences sur vous et vos proches.

Dans la concentration de la prise de décision, il est facile d’oublier les conséquences sur vous (Mode de vie, contraintes, etc.) et surtout sur ceux qui nous entourent lorsque le problème ne concerne pas directement la famille. Pourtant, souvent des décisions accessoires ou marginales ont des incidences sur ceux qui comptent pour vous. Il est donc prudent d’intégrer systématiquement dans l’évaluation de la décision le paramètre personnel et/ou familial. Cela peut devenir un problème “supplémentaire” à traiter et/ou une chance à saisir!

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Et si, malgré tous vos efforts, vous n’arrivez pas à prendre une décision?

Il vous reste encore 7 solutions de sauvetage! Sachez qu’il y a toujours une solution, plus ou moins bonne. Alors comment en dernier ressort prendre une décision? C’est très simple, reportez vous au point 1 ci-dessus: il vous reste encore 7 solutions!

  • Rechercher l’avis d’un tiers. Vous devez vous assurer qu’il connaît votre problème mieux que vous. C’est une bonne solution si votre “aide” est expérimentée voire expert(e) en la matière!
  • Décider collectivement… lorsque cela est possible, s’il s’agit d’un problème général, de collectivité ou dans un contexte associatif. En général cela prend du temps, donc penser en amont de la date de décision.
  • Se fier à votre intuition … si vous ressentez une intuition pour le choix de la solution en jeu. L’intuition se fait à partir d’expériences souvent inconscientes, d’informations que vous avez stockées au fond de votre cerveau. Cette méthode est meilleure qu’une analyse ratée sur un problème à moitié défini.
  • D’abord agir puis ensuite réfléchir. Cela permet quelquefois d’y voir plus clair. Mais il faudra à la fin probablement décider après que l’horizon s’est dégagé.
  • Ne rien décider est aussi une décision. Oui et le résultat n’est pas toujours catastrophique!
  • Suivre les autres. Et se noyer dans la masse. C’est souvent une bonne option dans les grandes organisations, le monde politique, etc.
  • Se confier au hasard. S’il n’y a que deux alternatives possibles, le pronostic a 50% de chance d’être le bon. S’il y en a trois, il baisse à 33%. Ce n’est pas finalement un si mauvais score!
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Cas particuliers: l’agitation ou le blocage

Dans les cas extrêmes et face à une décision particulière à prendre, vous pouvez être dans un état d’agitation extrême et/ou une situation de blocage. Cela peut être habituel ou exceptionnel. Nous avons évoqué au point 2. ci-dessus, certains traits de la personnalité qui peuvent conduire dans des circonstances données (Importance de la décision, urgence à décider, problèmes émotionnels, etc.)  à ces comportements inhabituels. Par exemple, une personne dont l’énergie personnelle est élevée ainsi que l’émotivité tandis que sa “stabilité” est faible pourra être très “active” sans pour autant être dans la capacité à décider.

Un autre cas possible est le blocage intellectuel qui pourrait se produire pour une personnalité à forte émotivité et peu créative.Mais il est à noter que très souvent, ces personnes sont d’un naturel anxieux, “nerveuses”, fatiguées et irritables pour lesquelles un problème mineur devient rapidement une catastrophe importante par peur du futur qu’elles ne peuvent maîtriser par incapacité à prendre des décisions. Le problème personnel est alors plus général que la prise de décision, mais il existe pour elles des possibilités d’aide que nous décrivons ci-dessous:

Relaxation par l’hypnose douce

C’est une relaxation que vous ressentez lors de l’écoute d’un CD qui vous est envoyé. C’est une méthode très efficace et que chacun peut renouveler dans le temps, en période de tension: il suffit de réécouter votre CD. Les mythes sur l’hypnose :

  • Vous ne perdez pas conscience
  • Vous ne perdez pas votre self contrôle et vous ne révélez que ce que vous voulez bien divulguer
  • L’état d’hypnose n’a rien de dramatique, ni de mystérieux, il est utilisé de plus en plus souvent dans les hôpitaux (Très répandu aux Etats Unis et un peu en France) pour apaiser les douleurs, le stress, l’anxiété.

Ce que vous ressentez en état d’hypnose:

  • Vous vous sentez profondément détendu(e) mentalement, physiquement et émotionnellement
  • Vous tendez à suivre les suggestions proposées (sauf si elles vont à l’encontre de vos valeurs, car vous gardez toujours contrôle de vos actes et pensées) ;
  • Votre système nerveux central s’autorégule spontanément (Par exemple, la respiration devient plus détendue, les battements du cœur ralentissent, la digestion se fait plus facilement, etc.);
  • Tous vos sens sont éveillés et stimulés; vous restez bien éveillé et bien conscient (même si certaines personnes initialement fatiguées peuvent s’assoupir au cours de la séance) ;
  • Vous faites momentanément abstraction des stimuli extérieurs sans importance.

Des explications détaillées et un chargement “Hypnose douce” sous mp3 sont disponibles en cliquant ici. L’hypnose douce s’applique également à l’aide au sommeil en cas d’insomnie. Elle est aussi utilisée par les fumeurs qui désirent s’arrêter de fumer.

1 commentaire
  1. Répondre
    Isa 23 mai 2013 at 11 h 52 min

    Article très utile pour les indécis comme moi, parce qu’il est rempli d’astuces pratiques faciles à tester.

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