L’évolution de carrière devrait être abordé dès l’adolescence, en fin de lycée. Il est en effet certain que chacun aura à considérer une évolution de carrière avant de terminer  sa vie professionnelle dans une activité très éloignée de celle qu’il avait au départ. Les Canadiens en ont pris conscience puisqu’il existe à ce sujet au Canada, un « Guide de planification de carrières » qui s’adresse aux parents pour aider les enfants à préparer l’évolution de carrière qui les attend. Ce guide est soutenu officiellement par l’administration Canadienne.

En France, ce sont souvent les aléas de la vie professionnelle (perte d’emploi, chômage, accident, problèmes familiaux) qui obligent  à une évolution de carrière. L’évolution de carrière est de ce fait totalement hors contrôle.

Nous vous indiquons ci-dessous ce qu’il faut faire maintenant, sans attendre, pour prendre en main votre évolution de carrière et ainsi éviter ou tempérer très certainement la dure réalité des conditions économiques actuelles, en cas de perte d’emploi.

Tout le monde peut perdre son emploi, mais…

C’est l’évidence, tout emploi est menacé, qu’il soit salarié ou non (la fermeture d’une entreprise entraîne souvent aussi l’employeur à la recherche d’un emploi). Il faut donc se préparer à affronter cette menace.

Mais au moment où certains perdent leur emploi d’autres sont embauchés: dans une économie, il n’y a jamais de recrutement zéro, même dans les périodes les plus noires (remplacement de retraités, déplacement d’activités entre professions ou branches d’activités). Cela veut dire que se faire embaucher après un licenciement devient un concours où seul le premier sera reçu, ce n’est plus un examen comme cela était le cas lorsque le nombre d’offres d’emploi était supérieur aux nombre de candidats.

Il faut donc se préparer à ce concours comme pour tous concours, bien avant de passer devant le jury!

Comment s’y préparer avant?

Avant de planifier votre évolution de carrière, préparez vous psychologiquement et matériellement, faites votre propre enquête sur l’état de l’entreprise où vous travaillez actuellement, de la branche d’activité et de l’économie en général, etc.

Se préparer psychologiquement

Il faut vous dire que très certainement au cours de votre vie professionnelle, vous perdrez votre emploi ou au moins vous aurez à changer d’emploi sur votre initiative – et probablement plusieurs fois. C’est un fait de notre époque, vous n’y pouvez rien. C’est fini le temps où vous embauchiez dans une entreprise jusqu’à votre retraite, comme encore beaucoup de quadragénaires le crois. Ce n’est pas non plus une honte d’être au chômage, plus de 10% de la population est dans ce  cas. Il ne faut donc pas vous tourmenter, vous pourrir la vie de ce fait: il existe des solutions basiques qui vont vous aider (voir ci-dessous).

Se préparer matériellement et enquêter

Un point important est de suivre « l’état » de l’entreprise où vous travaillez. Quand une entreprise va avoir des difficultés, il y a toujours des « bruits » qui proviennent des services administratifs, des représentants du Personnel, des journaux éventuellement. Ne pas négliger ces « rumeurs » mais il ne faut pas non plus prendre tout pour argent comptant: par le temps qui court, il y toujours des difficultés dans les entreprises, mais un petit nombre seulement de ces rumeurs sont réelles et fatales.

Il est certainement facile d’évaluer le carnet de commandes: tout le monde en parle lorsqu’il baisse, à commencer par la direction. Si la baisse continue au fil des mois, il y aura à coup sûr un problème qui arrive.

Vous devez aussi faire votre propre évaluation du futur de votre entreprise, son dynamisme (nouvelles embauches, nouveaux cadres de l’extérieur, information auprès de « concurrents » si vous travaillez sur des grands chantiers, etc.). Est ce que les produits se renouvellent, êtes vous sur de nouveaux marchés?

Il est bon aussi de lire les feuilles économiques ou internet pour savoir comment se porte votre branche d’activité, si elle évolue, etc.

Tout ceci pour vous permettre de vous faire votre opinion et donner un sens à votre évolution de carrière: est ce que mon poste, dans l’entreprise où je travaille comporte un risque de disparaître?

Enfin, puisque nous en sommes au plan matériel, essayez de faire quelques économies, même faibles, pendant les périodes où vous êtes en activité: nous ne sommes plus à l’époque où le futur était toujours assuré.

Se connaître soi même et évaluer ses compétences

Êtes-vous le meilleur dans votre poste actuel ?

Il faut regarder les problèmes en face: sauf en cas de fermeture totale de l’entreprise ou de la division où vous êtes employé, ceux qui seront licenciés lors d’un plan partiel de licenciement seront ceux jugés les moins « utiles » dans l’organisation et le futur de l’entreprise. Si vous croyez être dans cette « population » à risque, pouvez vous dire pourquoi? Il est en effet rare de licencier l’employé qui est ou s’est montré indispensable à l’organisation, qui est le meilleur dans son métier, le plus « performant » ou avec le plus d’expérience. Si vous n’avez pas ces « caractéristiques » pouvez améliorer votre image?

Améliorer son image par la formation et l’évolution professionnelle

Beaucoup pensent que c’est à l’école, entre 15 et 20 ans que se joue le reste de sa carrière. Cela n’est plus exact: à l’exception des formations de haut niveau et de longue durée qui par ailleurs ne seront jamais terminées.

Une formation « normale » d’adulte dure de 6 mois à 2 ans, cela veut donc dire qu’en 40 ans de carrière ou plus, nous pourrions embrasser plus de 20 métiers différents! Il faut aussi oublier l’idée que les acquis de l’école, collège ou lycée, mêmes professionnels, permettront de « tenir » jusqu’à la retraite: l’évolution des techniques est telle que tous devons renouveler 3 à 5 fois nos connaissances au cours de notre vie professionnelle.

Il existe des formations interentreprises ou à l’extérieur, la plupart du temps avec des aides. Une demande de formation de votre part à votre employeur augmentera votre « standing ». Mais attention, demandez une formation complémentaire qui sera utile à l’employeur (ex: demander apprendre l’anglais pour ses vacances alors que votre travail est purement franco français) et faites la avec soin de votre part, vous serez jugé à votre retour dans votre service. Si vous n’y mettez pas du votre, cette formation sera contre productive pour votre futur dans la société qui vous emploie.

Facteur clé : sa personnalité

Tout le monde ne peut pas courir 100 m en moins de 10 secondes, même en s’entraînant intensivement. Il faut être « construit » physiquement pour réussir au niveau international.

Il en est de même pour réussir sans stress dans son métier: il faut être « fait » pour répondre aux exigences qu’il demande, quelles soient physiques ou intellectuelles. Ce sont ceux qui aiment leur métier et le font sans contrainte qui travaillent mieux, avec plus de goût, ont moins de problèmes de santé et la liste des points positifs est longue. Il est important de le prendre en compte puisque nous passons environ 8 h sur 24 au travail, d’où l’impact sur le court de notre vie.

En effet, comment imaginer un travail de réflexion ou de précision pour une personne « nerveuse » ou impatiente? La personnalité – notre personnalité – est le facteur clé pour définir si nous pourrions exercer telle ou telle profession dans l’aisance, la durée et sans stress.

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Etablir un plan de carrière « flottant »

Fixer un plan de carrière par écrit, un impératif

Dès le départ, à la sortie de l’école: ce que j’aimerais faire demain et après demain et comment atteindre ce but (formation, déménagement?). Si vous n’avez pas de plan de carrière par écrit, faites le maintenant. Il ne doit pas être une œuvre littéraire, seulement des faits. Mais attention, deux erreurs à ne pas faire:

  • Ce que vous aimeriez faire bien sûr, mais que ce métier ou ces métiers aient des débouchés rentables aujourd’hui et au moins dans le futur proche
  • Vos objectifs doivent être réalistes avec votre personnalité actuelle.

Le plan de carrière doit être régulièrement révisé

Vos perspectives ne doivent pas être rigides, finales: elles doivent s’adapter aux événements personnels, aux évolutions de l’économie et de l’industrie, ce doit être un plan « flottant » révisable et révisé régulièrement, à date fixe (par exemple une fois par an, pendant les congés de fin d’année). La projection que vous donnez à votre futur conduira très souvent à un « besoin » de formation complémentaire – ce qui est bien car cela vous permet de « sentir » la quantité de connaissances disponibles à saisir.

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Changer d’employeur et/ou réorientation professionnelle

Là encore, il faut oublier les idées valables il y a 30 ou 40 ans: stabilité et fidélité à son employeur, ambiance et « copains » de travail. Aujourd’hui, il faut impérativement changer de travail 3, 4 fois ou plus au cours de sa carrière ou au moins faire évoluer son activité en essayant de coller à son plan de carrière flottant.

 Changer de travail peut être dans la même entreprise si elle est assez importante et si la gestion du personnel est dynamique – et peut être aussi si vous le demandez à votre hiérarchie. Dans ce cas, cela ne sera qu’un bon point à votre actif, surtout si vous orientez votre demande vers une activité que vous aimez et qui convient mieux à votre personnalité.

CV et lettre de motivation prêts à être envoyés

Il faut toujours avoir votre CV « prêt à l’emploi » c’est à dire à jour de vos activités. Nous mettons à votre disposition des modèles de CV et de lettre de motivation qu’il est facile d’adapter à votre cas particulier.

Il ne faut pas oublier que le but de votre CV est de vous faire connaître à un futur employeur et que vous serez en concurrence. Il faut aussi garder en mémoire que celui qui recevra votre courrier (par poste ou Internet) aura plusieurs CV, voire plusieurs dizaines, à lire et à décider en quelques minutes. Il faut donc qu’il soit court (une page pour un débutant, deux pages pour un candidat expérimenté) et qu’il comporte les mots clés très facilement repérables pour le recruteur (voir le texte de l’annonce si c’est une réponse à une annonce, d’où la nécessité « d’adapter » votre CV). Il est donc logique de garder dans votre dossier une copie du CV « adapté » à telle ou telle entreprise, l’original étant bien sûr celui que vous avez envoyé.

Il y a des lettres de motivation type mais c’est vous qui devez mettre la touche finale qui doit être spécifique à l’entreprise et au poste à pourvoir.

La lettre de motivation n’est pas le résumé de votre CV mais un complément. Elle doit inciter le recruteur à lire votre CV et à vous rencontrer lors de l’entretien que vous sollicitez. Elle doit avoir deux pages au maximum.

Note: nous avons édité un DOSSIER « LE CHÔMAGE:  COMMENT SE PRÉPARER A L’EVITER – CV et lettres de motivation ». Il reprend et détail les points ci-dessus (et d’autres) et donne les outils en particulier, pour réaliser votre CV et les lettres de motivation qui vont avec. Il vous permet  de ne rien oublier et vous donne la méthode pour établir votre propre plan de carrière « flexible » qui vous suivra tout au long de votre parcourt professionnel et vous permettra de gagner du temps et de l’argent. Laissez-nous un commentaire (profitez-en pour partager votre expérience) pour le recevoir !

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