Entreprendre – Ce qu’il faut savoir avant

Entreprendre une activité, commerciale ou bénévole, personnelle ou associative, c’est toujours un projet qui demande réflexion. C’est probablement la première fois que vous « attaquez » ce genre de travail – et très souvent ce sera la seule fois de votre vie. Vous ignorez innocemment les problèmes qui vous attendent ou au contraire cela peut vous sembler un projet fou car vous vous imaginez  une montagne de problèmes et de difficultés. La réalité d’entreprendre est entre les deux: oui les problèmes existent, mais ils ne sont pas insurmontables, si vous avez la patience de les aborder un à un avec notre aide et nos conseils que nous avons rassemblés sur ce site.

Plan de cette page: « Entreprendre »

  1. Entreprendre Question n°1: êtes-vous fait pour entreprendre? Le test de personnalité, orientation et aptitude PROFIL PERSO.
  2. Entreprendre Question n°2: êtes vous physiquement en forme?
  3. Entreprendre: structurez votre projet commercial ou non commercial.
  4. La France et sa réglementation – Ce qu’il faut aussi savoir avant d’entreprendre.
  5. Entreprendre c’est aussi le choix du type d’entreprise ou d’association: lorsque vous êtes dans le système, tout devrait rouler …
  6. Entreprendre c’est une projection chiffrée dans le temps de votre projet (Business plan)
  7. Entreprendre et les formalités
  8. Entreprendre ce sont des financements à prévoir
  9. Entreprendre conduit à des impôts et taxes
  10. Activité par Internet: ce qui est particulier pour entreprendre.

1.     Entreprendre Question n°1: êtes-vous fait pour créer une activité? Le test de personnalité, orientation et aptitude PROFIL PERSO.

Il faut tout d’abord regarder les faits: plus de 60% des actifs ou retraités récents aimeraient entreprendre une activité indépendante. Bien moins de la moitié s’y essaie (Souvent contraint par la perte d’emploi ou la faiblesse des revenus) et une faible minorité réussie, souvent avec en final des revenus faibles, s’il s’agit d’entreprise à but commercial. Si l’activité est hors secteur commercial (Association, etc.), l’objectif a un but particulier qui fluctue avec l’enthousiasme (et peut être l’âge) du (des) créateur(s).

Il y a cependant un facteur déterminant qui conduit soit vers une réussite de « l’entreprise », soit vers on échec: il s’agit de la personnalité de « l’entrepreneur ». Certains types de personnalités assurent le succès et la pérennité d’une l’activité, certains autres le déclin et l’échec. Et cela est systématique et pas accidentel. Pourquoi?

1.1     Chacun a sa personnalité.

Entreprendre - ProfilPerso2RognéEntouréVous héritez à votre naissance de votre personnalité qui change assez peu au cours de votre vie, malgré l’expérience et de la maturité. C’est votre personnalité qui défini comment vous réagissez dans la vie de tous les jours, au travail ou sous le stress. Et c’est la personnalité de votre ami(e) ou votre collègue de travail qui fait que, dans les mêmes circonstances, les mêmes conditions, il ou elle réagira un peu ou totalement différemment.

Un exemple simple: être trop méticuleux (Goût du détail élevé) est assez souvent un handicap économique car il ne permet pas « d’aller vite ». Mais il devient un bonus pour un bijoutier et un avantage important pour celui doté aussi d’une « énergie personnelle » élevée, car alors la personne concernée est capable de faire assez rapidement un très bon travail.

Que dire de la capacité à prendre des décisions: peut on « entreprendre » sans être capable de voir quand et comment il est nécessaire d’aller de l’avant? Et il ne faut pas seulement savoir décider pour entreprendre: voyez ce qui suit!

 1.2     Créer une activité, à plein temps ou à temps partiel, animer une activité bénévole correspond à un certain type de personnalité.

Il est évident qu’il faut être actif, indépendant (Vous exercerez longtemps en solo avant de décoller, faute de moyens et/ou de clients/adhérents), logique dans vos prises de décisions, etc. Mais ce n’est pas seulement cela.

Nous utilisons le test de personnalité, orientation et aptitude PROFIL PERSO qui détermine votre aptitude à créer puis gérer une activité. La personnalité peut en effet, être « décomposée » en « traits » principaux. Nous en avons défini 11 qui sont:

Entreprendre - ProfilPerso-AnalysePage1Graphe remplibleu(2) avec pourtour

  • L’énergie personnelle
  • L’énergie en tant que responsable
  • La capacité à décider
  • L’humanité
  • L’émotivité
  • La stabilité
  • Le goût du détail
  • La moralité
  • L’indépendance
  • La logique
  • La créativité

Personne n’est parfait. Un trait de personnalité peut ne pas être le bon pour une activité donnée, mais la combinaison de deux ou trois d’entre eux permet d’éclairer sous un autre angle la personnalité. Par exemple, si votre émotivité est trop forte pour une activité de « dirigeant », vos réactions aux aléas que vous rencontrerez peuvent être partiellement « corrigées » si votre trait « stabilité » est prépondérant.

A la lecture des 11 traits de la personnalité, il est facile de comprendre que certains traits disqualifient de la « gestion » de projet, ou de celui de démarrage d’une activité. Et il vaut mieux savoir avant de vous lancer dans l’aventure qu’est une création d’activité si toutes vos chances sont de votre côté, grâce à notre test PROFIL PERSO.

 1.3     Le test de personnalité PROFIL PERSO .

Entreprendre - ProfilPerso-QuestionnaireCouver et 3 pages eventail PartielC’est un test simple, composé de questions sur ce que vous aimez faire, ne pas faire, etc., que vous pouvez compléter en 15 à 30 mn. Il faut noter que la « perfection » ne veut rien dire dans ce test: un trait qui semble négatif pour certains devient une chance pour d’autres suivant le type d’activité ou s’il tel trait est « couplé » avec une autre trait qui lui donne une aptitude supplémentaire.

Les « traits » de la personnalité qui nous intéressent le plus ici sont bien sûr « l’énergie personnelle », « l’énergie en tant que responsables » et la « capacité à rendre des décisions ». Mais pas seulement. Même si votre capacité de prise de décision est faible avec un niveau « logique » élevé, vous saurez quoi faire face à un choix, sauf que votre choix sera la conséquence d’une analyse sérieuse, pas d’une intuition ou d’un appel à un tiers.

Entreprendre - ProfilPerso-Analyse5PagesIl est aussi facile de voir que l’émotivité aura un rôle à jouer dans la prise de certaines décisions (Relatives à des sentiments, du « ressenti »), la stabilité également (Pour les choix répétitifs), la logique bien sûr, la créativité (Trouver des solutions originales), l’indépendance (Vous ne rechercherez pas une solution « en commun » ou auprès d’un tiers), etc. Le test PROFIL PRO montre donc si votre capacité à créer et gérer/adapter un projet (et le poursuivre dans le temps) est forte ou pas, quelle « part » de votre personnalité vous utilisez et en conséquence dans quelles circonstances vous risquez d’être sans réponse face à un choix. Et au final comment « corriger » votre personnalité, si cela est possible.

Pour connaître les conditions et compléter le test cliquez sur PROFIL  PERSO de personnalité, orientation et aptitude.

Note:

Nous utilisons aussi notre test de PERSONNALITÉ  ORIENTATION ET APTITUDE PROFIL PERSO pour des problèmes d’ordre professionnel en tant que salarié (Voir Evolution de carrière et chômage et Changer de travail ou Changer de métier ou Se reconvertir ou pour préparer sa candidature à un poste (CV et lettre de motivation). ou pour les entreprises, pour les aider à choisir leurs futurs salariés (Voir notre site www.que-faire-si.com)


2.     Entreprendre Question n°2: êtes vous physiquement en forme?

Entreprendre - entreprendre 2 - Raccouri basEntreprendre une activité, c’est à coup sûr de nombreuses heures de travail, de la fatigue et des soucis. Même s’il s’agit d’une activité non marchande où le profit n’est pas un objectif. Par exemple, créer une association, ce sont des réunions, des coups de téléphones souvent en soirées, des documents à remplir, des renseignements à obtenir. S’il s’agit d’une activité commerciale, le stress sera encore plus grand car cela impliquera probablement plus d’argent, la concurrence et le risque de perte sera plus contraignant. Par ailleurs, s’il s’agit d’une activité en complément à votre activité principale ou si vous êtes retraité (Comme cela arrive souvent), ce sera au final beaucoup plus d’efforts physiques et intellectuels qui se paient sur la santé.

C’est pour cela que nous recommandons, avant de démarrer réellement votre nouvelle activité, de consulter votre médecin, de lui expliquer brièvement votre projet afin de justifier un check up complet: analyse sanguine, examen cardiologique, analyses spécifiques (Ex: Prostate, cancers, etc.). Car en effet, si vous découvriez un problème de santé dans les quelques mois suivant votre démarrage d’activité, tous vos efforts seraient anéantis et les capitaux engagés définitivement perdus.


3.     Entreprendre: structurez d’abord votre projet commercial ou non commercial

Entreprendre - Photos-EnTête-DuSiteFemme-NonCadréVotre projet, vous ne pourrez pas le conduire de A à Z tout(e) seul(e) dans votre coin: vous aurez besoin d’aide donc de l’expliquer à d’autres (Amis, famille, banques, etc.) et de les convaincre pour obtenir leur appui. Mais souvent, comme tout créateur, vous oubliez que vous portez votre problème dans votre tête 24 heures sur 24, alors que celui a qui vous allez l’expliquer est en train de le découvrir. Il faut donc:

  • Mettre sur papier (ou sur ordinateur) toutes vos idées, au fur et à mesure qu’elles arrivent (Bloc notes à portée de main)
  • Vous devez ensuite faire une synthèse, les mettre « en ordre » logique pour le lecteur à venir, pas pour vous. Cela veut dire « structurer » votre projet. Le faire en deux temps: d’abord au brouillon puis en version finale. D’où l’intérêt d’utiliser un ordinateur lorsque vous êtes à la rédaction car c’est alors facile d’effacer et corriger.

Nous avons indiqué ci-dessous les questions que vous devez au moins vous poser. A noter qu’il ne s’agit pas encore de votre « business plan » ou de votre « plan de marketing ». Cela viendra plus tard. Ici, il s’agit des questions de « base », seulement un investissement en idées avant tout investissement « argent ».

 3.1   Cas 1: vous avez un « produit » ou une idée « à vendre ».

Quel sera votre public? Qui sera intéressé par votre produit? Dans ce cas vous rechercher « votre marché ». S’il s’agit d’une association, « produit » signifiera « idées à partager » avec d’autres.

 3.2   Cas 2: vous pensez avoir un « public ».

Quel produit ou quelles idées lui « vendre »? C’est la démarche inverse. Vous connaissez votre marché et vous devez trouver où va l’intérêt des gens qui le compose.

 3.3   Délimitez votre ambition, pas à pas.

Vous serez seul au tout début, et souvent pour un temps assez long. Vous ne pourrez pas tout faire. Il vaut mieux faire une ou deux choses bien (Vendre s’il s’agit d’une activité commerciale) et non pas vous disperser dans plusieurs directions. C’est en effet le décollage qui est difficile, car vous devez atteindre une masse critique, qui fait boule de neige. Si vos efforts ne portent que sur peu de « sujets » vous arriverez à ce point critique plus rapidement dans le temps. A l’inverse, si vous saupoudrez vos efforts et puisqu’une journée n’à que 24 heures, vous ne consacrerez pas assez de temps à chacun des éléments de votre projet.

 3.4  Qui parle activité parle toujours argent.

Structurez votre projet c’est déjà aligner quelques chiffres, même approximatifs. Vous aurez des frais, cela est certain, même pour une activité non commerciale. Multipliez par deux vos évaluations de coûts – par sécurité, et ce sera probablement proche de la réalité. Pensez à économiser, sur tout. Reportez à plus tard tout achat non nécessaire maintenant, achetez d’occasion lorsque cela est possible, si vous êtes capable de juger de la vétusté de votre achat, louez dans un premier temps, cela peut vous éviter un achat inutile si vous réorientez votre activité (Cela est le cas une fois sur deux). Enfin, vous faut il un bureau ou pouvez vous commencer sur « votre table de cuisine »?

Vous devrez aussi avoir des entrées, des « recettes » – sinon votre projet ne sera pas viable. Chiffrez au mieux vos ventes potentielles, vos cotisations si vous êtes en association et n’oubliez pas le coût pour obtenir ces revenus (Ex: publicité, démarchage, etc.). Placez ces entrées dans le temps: dans huit jours, dans un mois, dans 3 mois, dans un an, etc. A la fin, divisez par deux ces chiffres « recettes » et doublez le temps nécessaire pour obtenir « en vrai » ces entrées tant nécessaires à la survie de votre projet. Cela sera plus réaliste et plus sûr, car rien n’est plus dangereux – pour l’activité – de se retrouver en période de croissance et d’être incapable de payer ses fournisseurs. Cela s’appelle l’absence de fonds de roulement et cela est souvent fatal à l’entreprise.


4.     La France et sa réglementation – Ce qu’il faut aussi savoir avant d’entreprendre.

La France est réputée pour l’importance de sa réglementation. Dès que vous décidez de vous lancer dans une activité, soyez certain qu’une loi, un décret, une réglementation a déjà statué sur cette activité, sur les papiers que vous devez fournir à une ou des administrations avant même d’avoir commencé et bien sûr ensuite, au cours de votre activité proprement dite. Si vous n’avez pas une expérience antérieure « d’être à son compte » ou si vous n’êtes pas juriste ou comptable ou professionnel dans ces domaines administratifs, vous ne pourrez pas vous lancer dans une activité avant d’avoir étudié via livres spécialisés ou internet (Prévoir beaucoup de temps, temps que vous devriez normalement consacrer à votre projet) ou en demandant à un spécialiste de vous aider (C’est cher dans une période où il vous manquera toujours de l’argent pour concrétiser votre projet).

Ceci est vrai même si vous désirez entreprendre une activité non commerciale, bénévole. Même si cette activité vous est destinée personnellement (et/ou à votre famille), vous n’échapperez pas aux contraintes administratives minimales (Par exemple, si vous désirez devenir apiculteur amateur sans même. commercialiser votre miel, vous devez avoir un numéro d’enregistrement pour cette activité plus un enregistrement auprès de la Direction départementale de la protection de la Population).

Nous proposons sur notre site les solutions à toutes vos questions auxquelles vous devrez répondre si vous désirez entreprendre votre propre activité. Nous avons réalisé des mini-dossiers de 10 à 30 pages, par problème. Chaque problème est traité de A à Z, prêt à l’emploi, en termes simples non spécialisés et faciles à comprendre. Voir www


5.     Entreprendre c’est aussi le choix du type d’entreprise ou d’association: lorsque vous êtes dans le système, tout devrait rouler …

5.1   Enregistrement de votre activité.

Tout d’abord, il faut être très vigilant quant au « système » dans lequel vous vous enregistrez auprès de l’administration: si vous avez fait une erreur, ce n’est pas facile de ré-orienter votre dossier. Habituellement, une entreprise qui démarre sera individuelle, ce qui conduira à l’enregistrée en auto entreprise, EURL. S’il y a peu de salariés ce peut être une SARL. Mais vous devez savoir que si vous décidez de vous déclarer travailleur indépendant, cela impliquera une caisse de retraite particulière, un régime d’imposition, etc. Mais vous devez savoir aussi que vous avez le choix d’auto entrepreneur, de SARL, SAS, SA, etc. Tout est possible, mais les coûts et les contraintes (Principalement les déclarations, les livres de comptes, les régalements) sont différents, plus ou moins lourds à gérer et dépendent souvent de la taille et de l’activité de l’entreprise.

Entreprendre vous oblige le plus souvent à vous inscrire à la chambre artisanale (Si vous êtes une petite entreprise avec activité principale de « montage » et « entretien ») ou à la chambre de commerce (Si votre activité est uniquement commerciale et/ou s’il s’agit d’une entreprise assez importante même si son activité est principalement « montage et entretien »).

5.2   Statut d’auto entrepreneur

Même si vous décidez pour un statut d’auto entrepreneur réputé administrativement « facile », vous devrez opter pour une activité de profession libérale, commerciale ou artisanale. Ce qui conduit à des limites de chiffre d’affaires différentes et des impositions différentes. Et si en plus, votre activité vient en complément à une autre activité (salariée ou autre) ou à votre retraite, vous aurez à déclarer peut être (Varie suivant votre activité « de base ») un complément de revenu qui augmentera d’autant vos impôts sur le revenu. Donc, à la fin, ce n’est pas si simple et cela peut même ne pas être très attractif financièrement.

5.3   Activités réglementées

En France il existe toujours des activités réglementées, ouvertes sous conditions. Souvent des « métiers » (Qui peuvent attirer des créateurs d’activité « annexes »), à la marge des activités générales, sont réservés à des formations professionnelles particulières, des règlements souvent anciens mais toujours en vigueur. Quelles sont-elles? Comment « s’intégrer » à une de ces activités, si votre choix porte sur l’une d’elle? Il faut vous renseigner avant aux chambres des métiers ou aux chambres de commerce. Il existe aussi un organisme officiel ENIC-NARIC France qui renseigne dans ce domaine et en plus donne les équivalences avec les diplômes étrangers européens et non européens. Voir http://www.ciep.fr/enic-naricfr/index.php.


6.     Entreprendre c’est une projection chiffrée dans le temps de votre projet (Business plan)

6.1   Le business plan: l’étape indispensable.

Entreprendre - BusinessPlan-CadréLe business plan est une étape indispensable pour vous (C’est graver sur papier des chiffres qui correspondent à ce que vous devez faire et ce que vous espérer obtenir) et aussi pour les banques (ou les prêteurs de toute nature). Cela s’applique aussi aux associations à but non lucratif. Ce doit être la bible. Mais attention, le business plan ne doit pas être « figé ». Dans le temps, chaque constat de déviation par rapport aux chiffres inscrits dans le business plan doit conduire à une réflexion et éventuellement une révision de tous les chiffres du business plan. L’idéal est de travailler sur ordinateur à l’aide d’un tableur (Ex: Excel) en liant les chiffres des cellules qui dépendent les unes des autres. C’est beaucoup moins de travail dans chaque cas de révision.

6.2   Ce que contient le business plan: la description de votre projet

  • La « philosophie »  de « l’entreprise » que vous créez (Quelle soit commerciale ou une association). Ce qui la différentie des concurrents déjà sur le marché (Ex: vendre en grosses quantités unitaires ou au contraire vendre des « pièces » uniques, voire originales). C’est le « thème » de votre activité.
  • Le (les) marché(s) sur lequel ou lesquels vous allez « opérer »: neuf, occasion, localement, régionalement; par internet ou pas, etc. Ou le type de personnes que vous voulez voir adhérer à votre association.
  • Les objectifs que vous désirez atteindre en chiffre d’affaire (ou en nombre de participants) au bout de X mois, Y années, à 2 ans ou plus.
  • Les moyens que vous allez utiliser pour atteindre vos objectifs: salariés, représentation directe, publicité, magasin, mailing, emails, etc.

6.3   Ce que contient le business plan: un tableau de chiffres

Ce tableau peut être fait à la main, mais il est plus facile d’utiliser un tableur informatique  (Par ex: Excel ou autre), afin de corriger instantanément les erreurs, modifications, ajouts qui certainement seront nécessaires au fur et à mesure de l’avancement de votre projet.

Ce tableau est la traduction chiffrée de la description ci-dessus. Il est divisé en colonnes (Chaque colonne représente une semaine, un mois ou un trimestre suivant le rythme des « évènements » dans votre entreprise) et en lignes (Chaque ligne correspondant à chaque évènement  Vente/chiffre d’affaires – Coût de revient des produits vendus – Bénéfice brut – Charges sociales – Frais administratifs – Bénéfice net).

Bien sûr il s’agit ici d’exemples simplifiés car un tableau peut comporter des dizaines, voire des centaines de lignes et de colonnes suivant l’importance de « l’entreprise » et la durée sur laquelle vous faites la projection. Comme indiqué plus haut, l’idéal est d’utiliser un tableur informatique qui simplifie le suivi de votre business plan.

Par exemple, si vos ventes prévisionnelles sont de 1 000 Euros en juin prochain, vous devez donc placer 1 000 à l’intersection de la ligne « Vente/chiffre d’affaires » et de la colonne « juin ». Et ainsi de suite…

Comment se servir d’un tableur? Il existe des livres ou des cours spécialisés, qui traitent en particulier de l’utilisation d’Excel de Microsoft.

6.4   A quoi sert le business plan?

Le business plan ne doit pas rester un exercice seulement de début d’activité. Il doit servir à comparer dans le temps, « en continu », vos résultats avec les prévisions. Il faut que vous preniez des « rendez vous » pré-définis (Toutes les semaines, les mois, les trimestres suivant la versatilité de votre branche d’activité) avec les chiffres de votre business plan et ceux de vos résultats (Comparer les ventes ou nombre de membres, coûts/dépenses diverses avec les chiffres réels, aux dates pré-établies). Ne pas oublier que si vos ventes sont en dessous de vos prévisions, ou vos dépenses plus élevées que prévues, il y aura automatiquement des conséquences sur ce qui va se passer dans une semaine ou dans un mois. Vous serez en manque de « cash ». Il faut donc dès maintenant réduire vos frais ou reporter certaines dépenses pour éviter cette catastrophe.


7.     Entreprendre et les formalités

7.1   Les formalités à faire pour « l’entreprise » dépendent du statut de l’activité

Il y a autant de formalités différentes qu’il y a de statuts d’entreprises. Depuis quelques années, il est vrai que l’administration a essayé de simplifier (Statut d’auto entrepreneur – Cliquez ici pour créer votre autoentreprise) ou de regrouper le dépôt des documents nécessaires (Pour les entreprises autres que les autoentreprises: « Centre de formalités des entreprises » – Voir les coordonnées du Centre de formalités correspondant à votre adresse en cliquant ici). Mais cela reste un parcours difficile, avec des questions qui engagent votre avenir et l’avenir de votre projet et qu’il est difficile de « corriger » lorsque vous le désirez. Un des avantages de l’auto entreprise est le fait que son enregistrement peut se faire par internet, alors que les autres types d’entreprises demandent une intervention physique avec un dossier conséquent auprès de l’administration spécialisée.

Les associations ou autres activités non commerciales doivent aussi être enregistrées. Se renseigner sur internet et auprès des administrations.

7.2   Les formalités sociales.

Pour vous même, votre épouse ou pour vos salariés, vous devez toujours et encore établir des dossiers. Il faut en effet prendre en compte les antécédents et surtout le futur des personnes concernées, l’affiliation à une caisse de sécurité sociale (Régime général ou non), à une caisse de retraite (Il y en a plusieurs suivant le statut de la personne concernée), etc. Voir l’URSSAF de votre secteur ou internet en cliquant ici.


8.     Entreprendre ce sont des financements à prévoir

8.1   Le financement de votre activité.

Dans toute activité, vous serez obligatoirement confronté à des problèmes d’argent donc au financement de ce besoin, même si vous êtes dans une activité associative (Location de salle, achat de timbres, etc.), même si vous payez de votre poche les dépenses de votre entreprise débutante (Vous serez votre propre banquier). Il faut donc prévoir en amont vos besoins d’argent (A quelle date vous aurez besoin de X Euros. Voir « Business plan »). C’est impératif, sinon votre projet s’arrêtera là, avec peut être à rembourser personnellement les dettes de votre activité « débutée ».

8.2   La banque.

C’est très difficile d’obtenir un prêt bancaire au démarrage d’une activité, sauf à fournir une caution (Ce qui est extrêmement dangereux pour celui qui donne sa caution) ou apporter vous même une partie relativement importante du capital nécessaire à emprunter (30% ou plus). Bien sûr vous même pouvez fournir cette caution sous la forme d’une hypothèque sur un de vos biens personnels (Ex: maison). Mais si un jour vous ne pouvez payer vos fournisseurs ou vos impôts parce que votre activité n’est pas assez lucrative dans cette période, la banque se retournera vers la personne qui s’est portée caution et si c’est vous, pourra vendre votre bien hypothéqué. Très souvent, celui qui donne sa garantie à la banque n’envisage pas ou sous estime les risques financiers qu’il courre et qu’il fait courir indirectement à sa famille. D’où prudence.

Comment choisir sa banque?

8.3   Prêts familiaux.

C’est un prêt, comme par une banque. Cela veut dire qu’il devra un jour être remboursé. Là encore, c’est souvent une source de discorde familiale, surtout si l’emprunteur considère la somme empruntée comme sienne, au prétexte que le prêteur est son parent proche dont un jour il va peut être hériter.

8.4   Aides diverses

Elles sont nombreuses mais souvent très faibles, difficile à « localisées » mais ne jamais les négliger. Elles peuvent se situer au niveau communal (Aides aux associations), régionales, nationales et même communautaires. Elles peuvent être de la part de fondations, de prise de partitions au capital, de subventions, etc. Mais dans tous les cas, l’argent est donné (ou prêté) contre un plan d’action logique et étoffé, qui doit répondre à des critères précis (Voir « Business plan »). Voir auprès des administrations ou organismes correspondants (Chambres de métiers ou commerciales).


9.     Entreprendre conduit à des impôts et taxes

Vous ne pouvez les ignorer: si c’est le cas, l’administration fiscale prendra son temps mais finalement aura le dernier mot et vous des pénalités supplémentaires de « mauvaise foi » ou pour le moins des intérêts de retard de paiement. Pour un aperçu des taxes à payer par une entreprise, voir http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/particuliers?pageId=particuliers&espId=1&sfid=10

9.1   Les déclarations

Elles sont obligatoires. Elles sont diverses, quelquefois spontanées (Cela veut dire que vous n’aurez pas une lettre de « relance » mais vous serez tout de même responsable si vous ne faites pas la déclaration). Elles conduisent la plupart du temps à un impôt ou une taxe, c’est à dire une dépense. Bien sûr vous pouvez prendre un (bon) comptable pour vous aider, mais cela est aussi une dépense supplémentaire.

Cependant, l’administration fiscale ou sociale émet des « notices » qui prennent en compte tous les problèmes normaux que vous pourriez rencontrer en remplissant vos déclarations. De plus, les Inspecteurs de l’administration fiscale donnent en général des conseils téléphoniques ou par internet gratuits. Quelques fois cependant, il est difficile de les contacter au téléphone (Lignes occupées, inspecteurs absents, etc.). Voir aussi le site officiel de l’administration fiscale www.impots.gouv.fr.

A noter qu’aujourd’hui nombre de déclarations peuvent être faites par internet ce qui est plus rapide et facilite le travail. N’oubliez pas de conserver toute votre correspondance avec les administrations, que ce soit vos lettres postales ou vos envois électroniques ainsi que les notes que vous pouvez avoir prises au cours de discussions téléphoniques – et ceci pendant 10 ans.

En cas de « divergence » avec l’administration, faites « l’investissement » d’une lettre recommandée avec accusé de réception: c’est plus sûr. Et si votre première lettre simple n’a pas été répondue, faites en copie et retournée la en recommandée.

Voir Impôts et taxes?

9.2   Les paiements

Les impôts et taxes payées par des Particuliers sont calculés par l’administration qui envoie ensuite un « avis d’imposition » ou autre document de même nature. Au contraire, les « entreprises » font leurs déclarations, calcul la somme due à l’administration et en général paient cette somme à l’envoi des déclarations ou à des dates précises échelonnées en cours d’année. A réception, l’administration vérifie votre déclaration et vos calculs. S’il y a erreur, vous recevrez une lettre rectificative (Souvent quelques mois plus tard) avec éventuellement un rappel augmenté de l’intérêt de retard de paiement (Au taux d’env. 6% par an). Si votre erreur est exceptionnelle et ne porte que sur des sommes marginales la contravention pour « mauvaise foi » n’est pas décomptée, ou vous pouvez en discuter avec l’inspecteur concerné. Il est rare que l’intérêt pour retard de paiement soit remboursé.

9.3   Délai de paiement

Souvent on oubli qu’il est possible de demander un délai de paiement en contactant la personne en charge de vos dossiers. Habituellement votre demande est acceptée, mais il vous sera demandé un échéancier de paiements et très certainement vous aurez des intérêts de retard sur les sommes non payées à la date légale (Taux d’environ 6% l’an). Mais vous avez aussi possibilité de faire un recours amiable, voire contentieux si vous jugez le calcul de vos impôts erronés ou les pénalités abusives.


10.   Activité par Internet: ce qui est particulier pour entreprendre.

Une activité sur internet basée en France est similaire à une activité « traditionnelle »: vous devez faire votre projet, enregistrer votre activité, faire du marketing, faire des déclarations aux administrations, payer des impôts, etc…. sauf que…

10.1 Un site sur internet: pourquoi faire?

Il est facile et peu cher d’avoir un nom de site: si le nom que vous choisissez est disponible, cela coûte environ 10 Euros par an. Il faut seulement l’inscrire sur le registre mondial créé à cet effet.

Il est aussi facile de faire la page d’accueil (Des modèles « tout prêts » ou presque sont disponibles sur internet) ou de la faire faire par un professionnel, cela coûte quelques dizaines voire centaines d’Euros.

Mais après, à quoi cela sert il d’avoir une page d’accueil, bonne ou mauvaise? Les vrais problèmes commencent ensuite.

10.2 Contenu de votre site internet

Il est crucial que la présentation de votre site internet soit de qualité et les « produits » ou « idées »  développées doivent être originales par rapport à ce que l’on voit ailleurs. Il y a beaucoup de sites internet concurrents (des millions). Le « contenu » de votre site doit être « supérieur » car vous ne verrez jamais votre client potentiel, vous ne pourrez pas lui sourire, lui montrer « autre chose » qui peut l’intéresser et que vous découvrez en discutant avec lui. Sur internet seuls vos arguments déjà écrits sont possibles et vous ne pouvez pas les ré-orientés en fonction des besoins réels du client potentiel, que vous pouvez comprendre en lui parlant. Il s’agit « d’un fusil à un coup » et vous devez être vraiment persuasif.

Il faut ensuite retenir « votre client », éviter qu’il clic rapidement vers un autre site. Ce que vous proposez doit immédiatement (« à première vue ») s’imposer ‘intéressant » pour le lecteur internaute. D’où la structure du site, l’importance des « articles », « études », photos. Un bon site marchand est conseillé comporter 200 à 300 « pages ». Nous sommes loin, très loin d’un site comprenant une page d’accueil et des 3 à 4 pages de « produits ». Faire un « vrai » site demande beaucoup de lectures (Voir notre www.  ) ou l’appel à un spécialiste (Voir www.).

10.3 Créer le « passage » sur votre site.

La prochaine étape, qui en fait se situe en tête lorsque le site est en fonctionnement réel (et non pas en préparation) est de créer le « passage » sur votre site (Créer un nombre important d’appel de votre site par des internautes inconnus).

Lorsque vous démarrez un site internet, vous êtes un inconnu parmi les inconnus: il y a des millions de sites. Comment un client potentiel pourrait « appeler » votre site sur son ordinateur, même si vous dites que vous êtes (ou vos produits ou votre « concept » est le meilleur). L’internaute n’a pas accès à cette information, sauf s’il vous connaît ainsi que l’adresse de votre site (www.xyz. fr ou .com ou autre). Vous n’aurez donc que vos amis qui viendront visiter votre site. Cela peut être suffisant pour une association locale ou régionale connue ou en voie de reconnaissance. Mais pour les autres, le vrai problème commence maintenant: qui va vous envoyer vos clients potentiels?

Entreprendre - Google Pull

  • Les moteurs de recherche. C’est la source principale, mais difficile à « maîtriser ». Lorsque vous faites une recherche sur Google par exemple, sur un mot clé (Par exemple: Acheter un pull), vous obtenez 5 700 000 résultats (Sites possibles) – mais tous ne répondent pas exactement à la question posée, ce nombre impressionnant dépend des algorythmes (Plus ou moins précis) utilisés par le moteur de recherche. Lorsque l’on sait qu’un internaute regarde au plus les 3 premières pages de sites recommandés par Google, soit environ 30 sites, il n’y a aucune chance pour les 5 699 970 sites restants. Il faut donc que votre site se « classe’ parmi les 30 premiers de la liste! Il n’est pas possible d’expliquer les « techniques » en quelques mots. Nous vous invitons sur notre page spécial (Voir notre site www.que-faire-si.com)
  • Les liens sur les réseaux sociaux. C’est un peu plus facile à mettre en place et cela améliore les visites vers votre site et indirectement votre « classement » par les moteurs de recherche.
  • Les liens en provenance d’autres sites qui font référence à vos propres pages. C’est encore une amélioration potentielle de la « place » de votre site pour les moteurs de recherche.
  • Les blogs – qui permettent de renvoyer vers votre site.
  • Les annuaires de sites/de référencement – payant ou gratuite (Mais peut prendre plus d’un an pour être inscrit)
  • Les campagnes de publicité sur internet – payantes.

Si vous désirez approfondir l’utilisation d’internet et/ou créer votre site, nous vous conseillons notre site www.que-faire-si.com.

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2 commentaires

    1. Ce sujet est en effet « sans limite ». Pour entreprendre en mettant le maximum de « chances » de son côté, il vaut mieux bien commencer en connaissant les bons et les moins bon facettes du métier d’entrepreneur!

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